CASE 1
D’un passé argenté vers
un avenir naturel
Pendant plusieurs décennies, l’amalgame dentaire a été l’un des matériaux les plus couramment utilisés pour les restaurations directes des dents postérieures, y compris pour des obturations très étendues. Aujourd’hui, il a été en grande partie remplacé par des solutions sans métal, telles que la résine composite et les restaurations entièrement en céramique, qui offrent une meilleure intégration esthétique et permettent des approches adhésives plus conservatrices.
Il reste néanmoins relativement fréquent de traiter des patients présentant des restaurations en amalgame réalisées 20 ou même 30 ans auparavant. Dans ce cas, le patient avait commencé à rencontrer des problèmes au niveau de ses molaires inférieures droites : certaines parties des anciennes restaurations se détachaient et plusieurs fissures étaient apparues dans la structure dentaire résiduelle.
Après le retrait des anciennes restaurations en amalgame, tous les tissus cariés ou infiltrés ont été soigneusement éliminés. Les dents ont ensuite été préparées pour recevoir des onlays à recouvrement cuspidien complet. Cette approche conservatrice a permis de maintenir la vitalité des dents, de protéger les cuspides fragilisées et de préserver autant que possible les tissus dentaires sains. Les limites des préparations ont été soigneusement affinées afin d’obtenir une empreinte numérique précise et une adaptation optimale des restaurations définitives.
Les onlays ont été conçus numériquement et fabriqués en résine composite CAD/CAM. Une fois collés sur les dents, ils ont permis de restaurer l’anatomie initiale, de renforcer les tissus dentaires résiduels et de rétablir une fonction masticatoire correcte. Le résultat final montre également comment les restaurations modernes sans métal peuvent s’intégrer naturellement aux dents environnantes, en associant résistance, précision et harmonie esthétique.
Un dernier point essentiel : le retrait des restaurations en amalgame doit toujours être réalisé sous digue dentaire. Cette isolation permet d’éviter que les particules et les débris libérés pendant la procédure soient avalés par le patient, tout en garantissant un environnement de travail plus propre, plus contrôlé et plus sûr.
